J’ai fait ma connaissance de Madame Mangenot l’année dernière. Elle est notre femme professeur de la littérature française. Maigre, souriante, gentille, charmante et élégante, voilà les mots qui s’enfoncent dans ma tête quand je me souviens de cette femme à qui je rends mon hommage.

Madame le professeur vient de l’est de la France. Elle parle lentement, en fait, très lentement. Je garde encore mon impression de la première classe durant laquelle elle nous a dit qu’elle ne pouvait pas parler comme les Parisiens et que c’était pas possible de lui exiger d’accélérer sa vitesse de parler. Au commencement, je trouve aussi son accent un peu drôle. Mais petit à petit, je m’habitue à sa façon de parler et je suis absorbée par ses idées intéressantes et idylliques. Elle a dit qu’elle aimait se promener au long de la mer, toute seule, et qu’elle aimait lire Maupassant dont les nouvelles sont bien intéressantes.

Toujours bien soignée, elle a un bon goût pour les modes. Sentimentale, elle éprouve facilement des mélancolies. Elle reste à Qingdao depuis trois ans mais jeudi prochain, elle va retourner en France et s’arrêter son travail ici. Quel dommage ! j’espère qu’elle restera plus longtemps, car elle est vraiment une bonne professeur. C’est grâce à elle que je me passionne de la littérature. Cependant, le proverbe-vouloir, c’est pouvoir- ne fonctionne pas en toute heure, elle est finalement obligée de nous quitter. La séparation, encore la séparation, toujours la maudite séparation....

Je lui écrit une lettre avant que cette chère Madame parte en lui donnant de beaux souhaits. Elle est ce qui nous conduit à voir l’extraordinaire dans l’ordinare, voilà ce qui est versé par mon stylo. oui, elle est une femme qui sait bien profiter de la vie et qui nous montre ce qui est la nature de la vie. 

Je aime cette Madame, parce que c’est elle, parce que c’est moi.